Tour de magie pour magicien

Tour de magie pour magicien et mentaliste

La croix ensorcelée

 

Une grande croix en bois, posée sur un pied, est présentée aux spectateurs qui sont même invités à venir l'examiner. Ceci fait, elle est placée dans un paravent disposé en demi-cercle, et un sujet y est attaché par des personnes de l'assistance, à l'aide de ficelles passant dans des trous disposés, immobilisant ses poignets, sa poitrine et ses jambes.

Un petit guéridon est mis devant lui, avec, dessus, une bague empruntée. Le rideau du paravent est fermé puis ouvert presque aussitôt, et la bague se trouve entre les lèvres du sujet toujours solidement attaché. Après plusieurs expériences du même genre, que l'artiste présentera suivant ses goûts ou son imagination, quelques instruments de musique tels que sonnette, tambourin, trompette, etc., sont posés sur le guéridon. Le rideau fermé, presque aussitôt un charivari indescriptible se fait entendre. Ce sont les instruments qui entrent en mouvement, comme agités par d'invisibles esprits (comme tous les esprits, naturellement !).

Le rideau brusquement ouvert, les accessoires voltigent et tombent à terre.

Enfin, un spectateur est invité à s'asseoir devant le sujet par le magicien, les mains attachées derrière le dos et les jeux bandés, pour éloigner toute idée de compérage, en réalité pour éviter toute indiscrétion. Le petit guéridon est poussé sur le côté, dans le paravent, et dessus sont placés un chapeau haut de forme, un grand foulard, un collier de grelots et un revolver. L'artiste en scène ayant fermé le rideau, un coup de feu se fait entendre. Les instruments, qui n'avaient pas été retirés, reprennent avec ensemble leur cacophonie interrompue, agrémentée du bruit des grelots et de quelques coups de feu.

Le rideau est alors vivement tiré par l'artiste, et le pauvre spectateur bénévole, plus mort que vif, a la tête recouverte du foulard et coiffée du chapeau, alors que le collier de grelots est passé à son cou. Tout est redevenu calme et le sujet est toujours solidement attaché.

Inutile d'ajouter que, aussitôt libéré, le spectateur rejoint vivement sa place dans là salle, sans chercher à en voir davantage. On arrive des fois à voir cet effet présenté par un magicien mariage.

 

Secret du tour de magie

 

Truc du tour de magieDisons tout d'abord que la croix est truquée, mais si peu. Il n'y a que le poignet droit qui se libère, d'une façon qui rappelle un truc employé dans la planche des tortures que l'on peut découvrir sur un site de tours de magie.

Des plaques rectangulaires, en fer, percées de deux trous pour le passage des attaches (cordes ou rubans) sont vissées à la croix aux emplacement voulus,  devant et derrière. Ces dernières plaques doivent être plus petites que celles du devant, afin de faciliter le passage du bloc mobile dans lequel réside tout le secret de cette expérience.

Les plaques, une fois fixées, des trous sont percés dans le bois de la croix à l'aide d'un vilebrequin pénétrant par les trous des plaques « avant » et sortant par ceux des plaques « arrière ». Une corde est passée dans chaque trou, rentrant d'avant en arrière puis d'arrière en avant, les deux extrémités pendant en avant.

 

Bloc mobile

 

Tour de magie dela croixLes plaques correspondant au poignet droit sont fixées non pas au bois de la croix, mais à une pièce mobile rectangulaire, entrant librement dans une fente ménagée à cet effet. Le poignet du sujet n'est donc fixé qu'à ce morceau de bois qu'il retire et replace à volonté.

Enfin, une pointe pénétrant dans l'épaisseur du bras droit de la croix et traversant la pièce mobile, empêche les spectateurs, à côté du mentaliste, visitant l'appareil d'en découvrir le secret, le bloc étant solidement fixé grâce à cette pointe que l'artiste retire quand le sujet est attaché.

Les cordes des poignets ne devront avoir que juste la longueur nécessaire, afin que les spectateurs ne soient pas tentés de les enrouler autour de la croix, ce qui empêcherait tout fonctionnement du poignet droit.

Bien des lecteurs se demanderont sans doute pourquoi l'on passe une corde à la poitrine et non au cou comme a l'habitude de la faire un mentaliste Paris. Cette petite supercherie permet une plus grande aisance dans les mouvements du sujet et ne nuit d'aucune façon à la présentation du tour.

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